A la vue de la salle de concerts, le nouveau directeur modifia la logistique en obtenant un agrandissement de la scène, l’achat d’un nouveau piano ainsi que de pupitres et de petit matériel. Malgré cela, M. Barthélémy était décidé à quitter le musée. Outre le fait que l’Académie désirait récupérer sa salle, la contenance de celle-ci (650 places) était trop grande pour le nombre d’auditeurs participants chaque jeudi. Finalement, le choix se porta sur la salle de la Société libre d’Emulation située place du Vingt-Août, juste en face de l’Université.
A partir de 1970, les “Concerts de Midi” devinrent une a.s.b.l. de statut légal, ce qui permit au directeur de se démarquer des instances et de gérer un budget. Pendant près de vingt ans, Maurice Barthélémy s’attacha à donner des concerts en la salle de l’Emulation jusqu’à ce qu’il soit décidé de fermer ses portes en 1986.

Dès la saison 1986-1987, un collaborateur s’ajouta à la direction artistique. Ce fut Philippe Gilson, lequel reprit la direction des Concerts de Midi à partir de la saison 1987-1988. Confronté à l’insécurité matérielle due à la crise financière aiguë dans laquelle venait d’entrer la Ville de Liège, il fallut trouver d’autres subsides financiers. La Province de Liège et le Crédit communal de Belgique (aujourd’hui Dexia Banque) devinrent de fidèles soutiens. L’heure était aussi venue de changer de piano. En octobre 1988, Daniel Blumenthal démontra les qualités d’un piano Fazioli au cours d’un récital donné en présence de S.A.R. la princesse Paola...

Désormais accueilli dans la Salle académique de l’Université de Liège, le public dût changer ses habitudes en traversant la place du Vingt-Août. Toutefois, la réfection de cette salle obligea les "Concerts de Midi" à émigrer à nouveau. D’abord ce fut le Théâtre royal universitaire qui durant deux ans hébergea les “Concerts”. Malheureusement, l’acoustique ne se prêtait guère à la musique de chambre et une nouvelle errance était à envisager.

Ce fut alors la salle située au deuxième sous-sol du Coeur Saint-Lambert qui servit de lieu de concert. Le 5 décembre 2002, le conseil d’administration de l’a.s.b.l. approuva l’achat d’un nouveau piano Fazioli 228 de grande qualité. Les deux-tiers du montant de l’instrument furent pris en charge par la Communauté française de Belgique, principal pouvoir subsidiant de l’a.s.b.l., tandis que le tiers restant résultait de la reprise de l’ancien piano par la Société Wielick.

Précédent || Suite